Lutte contre le terrorisme et la radicalisation

Lutte contre le terrorisme et la radicalisation

 
 

Les associations et clubs sportifs ne sont pas épargnés par les risques de radicalisation de leurs pratiquants. Conscient de ce phénomène, le gouvernement a publié cet été un guide pour aider les acteurs du sport à y faire face et à agir efficacement.

Repli communautaire, prosélytisme, radicalisation : le monde sportif amateur fait lui aussi face à ces dérives.

Alors que la pratique sportive est largement encouragée notamment auprès des jeunes, principales cibles des recruteurs au djihad, les risques apparaissent donc majeurs. C’est dans ce que contexte que le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a réalisé un guide, diffusé cet été, intitulé « Acteurs du sport et de l’animation : Mieux connaître, mieux comprendre et mieux prévenir les phénomènes de radicalisation ». Ce document de 90 pages s’inscrit dans le cadre du plan d'action du gouvernement contre la radicalisation et le terrorisme du mois de mai 2016 et en particulier sur la mesure 45 qui prévoit d’impliquer l’ensemble des professionnels du champ sportif et de l’animation dans la prévention de ce phénomène : agents jeunesse et sports, dirigeants, éducateurs et animateurs sportifs.

Pour cela, il présente les outils disponibles pour comprendre et appréhender la radicalisation et réagir efficacement. Son ambition est de faire prendre conscience aux acteurs du sport et de l’animation qu’ils constituent un relais décisif face à ce phénomène et de leur fournir des pistes pour exercer leur rôle de vigilance citoyenne, précise le guide.

Cinq fiches pratiques détaillées viennent ainsi définir la radicalisation, expliquer les ressorts d’un basculement vers ce phénomène et préciser comment le champ sportif peut contribuer concrètement à le prévenir. Deux focus montrent « comment connaître, comprendre et défendre la laïcité au quotidien » et « mieux prendre en compte les problématiques dans les règlements et les statuts ». Enfin, plusieurs annexes renvoient notamment à un répertoire des acteurs locaux et aux différents outils de signalements et d’accompagnement des personnes radicalisées élaborés par le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) depuis 2015.